Tu sais des fois, je me sens si faible. Des fois, j'ai si peur et ce sentiment de m'envahir et mes yeux de ne pouvoir l'en empêcher. Tu sais, des fois, je doute et j'ai l'impression que tout va s'effondrer. Tu sais, des fois, je commence à croire que le monde c'est toi, et que sans toi, rien n'est plus vibrant, tout est fugitif, fuyant, tout perd son attrait, s'aventure hors de mon conscient, court, s'adonne à la fuite, n'a plus de sens, s'évanouir... Tu sais, j'ai si peur, comme l'impression que cette fois, je ne me relèverai pas, plus... Et pourtant, je sais que j'ai tort, et tu me le diras peut-être aussi, et je me pose trop de questions, like always... Peut-être que je commence à t'aimer. Et peut-être que je n'aime pas ce sentiment. Peut-être que j'ai l'amour triste, comme d'autres ont l'alcool triste. Peut-être n'ai-je pas/ plus assez de courage? Peut-être que je fuis... L'affrontement... Peut-être que je veux vivre intensément, mais que je ne peux accepter les grands sentiments, peut-être que je ne suis pas faite pour ce maelström d'émotions, peut-être cela est-il trop? comment peut-on se sentir si bien et si mal, "ça fait quand même un mal de chien d'être bien..." peut-être ne suis-je qu'une poupée de chiffon, au coeur lacéré, qui ne veut pas se découvrir... Peut-être au contraire le fais-je trop vite, car c'est une poupée enivrée, en soif d'affection et d'admiration... Peut-être l'a-t-on trop laissé tomber... peut-être ne sait-elle pas/plus se relever... peut-être a-t-elle seulement besoin de crier, s'égosiller à en perdre la raison... peut-être désire-t-elle des gouttes de pluie, par milliers, les voir étinceler sur ces feuilles écarlates... peut-être veut-elle les sentir glisser sur ses joues et se mêler à ses larmes, lui faire oublier qu'elles n'ont pas le même goût que le liquide se déversant dans ses canaux lacrymaux...
Tu sais, des fois, j'ai l'impression que je ne suis pas normale...